Ebo-Raphaël, l’histoire d’un esclave
Article mis en ligne le 14 septembre 2016
dernière modification le 22 septembre 2016

par Technoloy
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Ebo-Raphaël, l’histoire d’un esclave

Un ouvrage de référence pour aborder avec les 8-12 ans les grandes questions de citoyenneté.

Richement illustré et précis, cet ouvrage permet d’aborder simplement et efficacement l’esclavage avec les plus jeunes, de découvrir les différentes étapes du commerce triangulaire ainsi que la lente marche vers les abolitions.

Réalisé en partenariat avec le Comité pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage, cet ouvrage permet d’aborder l’esclave dans une perspective d’éducation la citoyenneté.

C’est l’histoire fictive d’un esclave capturé au large des côtes du Ghana actuel, qui met l’accent sur une forme de la traite négrière (la Traite des noirs), à savoir le commerce triangulaire.

Il est important de rappeler que l’esclavage est une forme ancienne de domination de l’homme sur l’homme et que l’esclavage et la traite sont reconnus depuis 2001 comme un crime contre l’humanité.



Extrait de la loi du 23 mai 2001 :
« Article 1
La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité. »

Abolition de l’esclavage et nombre de victimes

La traite fut interdite à partir du début du XIX° siècle à des dates variables selon les pays et ne fut généralisée qu’au Congrès de Vienne (1815).
Mais la traite se poursuit de manière illégale avec le soutien plus ou moins tacite des autorités comme en France (qui avait pourtant été la première à abolir l’esclavage à la Révolution avant que Napoléon ne l’instaure de nouveau). C’est l’abolition définitive de l’esclavage qui mit fin à la traite (1833 au Royaume-Uni, 1848 en France, 1888 au Brésil).

Les conditions de vie et de servitude

La vie en esclavage était courte, et excédait rarement plus de dix années en moyenne : les occasions de mourir étaient nombreuses, occasionnées par les rythmes exténuants de travail, les punitions, les carences en tous genres, les épidémies. Une vie d’esclave ne représentant que peu de choses aux yeux du maître, ce dernier ne veillait sur eux qu’avec le regard intéressé de l’investisseur. Et puis, un esclave n’était pas vraiment considéré comme un homme, on le mettait dans les inventaires avec le bétail (pour preuve, il suffit de voir les habitations placées après les parcs à bœufs). L’esclave était tel un meuble qu’on achetait, revendait, ou châtiait sans aucune considération. Le débat de l’époque portait sur le fait que l’esclave « noir » ait ou non une âme, ce qui a largement justifié la mise en esclavage (cf l’ironie de Montesquieu). Le Code noir lui avait bien accordé l’humanité, mais celle-ci était seulement morale et religieuse. La raison économique était, et reste encore la plus forte et ne permettait pas qu’un esclave fût autre chose qu’un objet, qui revendiquait pourtant sa part d’humanité et le faisait savoir, par ses révoltes et également par l’art et la culture, héritage de l’Afrique natale.




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